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L’ASSEMBLÉE DE LA FRANCOPHONIE DE L’ONTARIO ET LA FAMILLE MULRONEY

L’ancien Premier ministre du Canada, Brian Mulroney, dit regretter d’avoir qualifié la députée provinciale indépendante, Amanda Simard, de « petite fille » lorsqu’il est monté à la défense de Caroline Mulroney et des compressions qu’elle a cautionnées dans le gouvernement provincial de Doug Ford.

Lors d’une émission à Radio-Canada, dimanche dernier, monsieur Mulroney a défendu sa fille, la ministre responsable des Affaires francophones, à la suite de l’élimination du projet de l’Université française en Ontario et du Commissariat aux services en français.

Dans un communiqué, il dit qu’il aurait dû employer « l’expression jeune femme ». Ceci ne règle rien. Ce qui aurait aplani la polémique était d’utiliser son nom : Amanda Simard et de respecter cette politicienne franco-ontarienne. Pourquoi cette attitude hautaine à l’endroit de madame Simard qui a eu le courage de ses convictions? En effet, la député de Glengarry-Prescott-Russell a quitté le Parti conservateur de Doug Ford l’année dernière pour contester les réductions draconiennes dans les services aux francophones de l’Ontario.

La réaction au sein des partis d’opposition ne s’est pas fait attendre. La députée néo-démocrate de Nickebelt, France Gélinas, a soutenu que les propos de monsieur Mulroney démontrent que « le sexisme est toujours bien ancré en politique ».

La députée libérale d’Orléans et ex-ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a déclaré que les commentaires de l’ex-Premier ministre canadien étaient désobligeants.

La seule personne qui a défendu monsieur Mulroney a été le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin. Pour lui, c’est juste « un mauvais choix de mots. »
Il y voit « un fier papa qui a toujours été un allier des francophones ».

Il va jusqu’à dire que Caroline Mulroney est la meilleure personne pour faire face à la situation des coupes budgétaires dans la francophonie ontarienne.

Je sais qu’il faut travailler avec le gouvernement Doug Ford mais il ne s’agit pas de chanter ses louanges. Monsieur Jolin ne ressemble pas au président de l’AFO qu’on a entendu en novembre dernier. Ce dernier était plus combatif, plus dénonciateur.

Je ne crois pas que les quelque 14 000 manifestants au Canada, le 1er décembre, pour dénoncer les coupes du premier ministre Doug Ford veulent entendre le porte-parole de l’AFO absoudre la ministre ontarienne responsable des Affaires francophones. C’est elle qui était supposée nous défendre contre le francophobe Doug Ford. Et c’est Amanda Simard, l’héroïne dans cette histoire.

Par conséquent, on est en droit de s’attendre à ce que notre porte-parole continue à demander des comptes à madame Mulroney, d’un ton plus exigeant, voire revendicateur.

Je trouve ironique que ce soit les députés de l’opposition à Queen’s Park qui s’offusque des commentaires de Brian Mulroney et qui qualifient le gouvernement de Doug Ford d’anti-francophone.

Ce que Brian Mulroney aurait accompli pour les francophones il y a longtemps ne doit pas lui donner le droit de traiter une femme de conviction de « petite fille » et Carol Jolin a manqué une belle occasion de rassurer les francophones qu’il est le porte-parole dont on a besoin.

Didier Leclair, écrivain

 

Raconter une première fois

Paul-François Sylvestre

Il y a toujours une première fois, un premier voyage en train, un premier aveu ou un premier chagrin. C’est toute une variété de premières fois que révèlent les Éditions David dans le quatrième tome de Pour se raconter qui réunit quarante textes de tous les coins de l’Ontario.

Parmi les récits retenus, huit sont signés par des auteurs qui publient pour les troisième fois dans le cadre du concours « Pour se raconter ». Sept des quarante textes proviennent du Grand Toronto, soit 17,5%., dont Nathalie Georges, Corina Vasilescu et Michèle Villegas-Kerlinger qui publient pour la troisième fois. Michèle Villegas-Kerlinger raconte son premier travail d’été, la première occasion où elle avait « brisé sa coquille ».

Cette année, faute de fonds, on n’a pas offert des ateliers d’écriture dans diverses régions de la province pour encourager les intéressés à bien développer le thème de « la première fois ». Cela explique peut-être pourquoi certains récits semblent hors thème et que d’autres manquent de rythme ou de concision.

Voici quelques exemples de premières fois bien racontées : Micheline Babinski (Ottawa) nous rappelle le jour de sa première communion, Suzanne Turcotte (L’Orignal) décrit comment des « sans oreilles » (sourds) montent sur scène pour la première fois et Nathalie Georges (France/Toronto) passe en revue tous les premiers gestes d’intégration qu’elle a dû poser pour élire domicile dans le Ville Reine.

Je signe moi-même un texte dans ce recueil. Il s’intitule « L’escorte » et demeure entièrement autobiographique. On y découvre comment « j’avais fait la cour une première fois et j’allais me retrouver en cour criminelle… »

Pour se raconter 4 – La première fois offre toutes sortes d’ambiances, légère ou intense, gaie ou triste, et illustre bien comment une petite ou une grande expérience peut rester gravée dans notre mémoire pour le reste de la vie.

Collectif, Pour se raconter 4 – La première fois, récits, Ottawa, Éditions David, 2017, 258 pages, 15 $.

Un condensé de la littérature québécoise

Paul-François Sylvestre

Les Éditions Hurtubise poursuivent leur publication d’albums qui expliquent un sujet complexe en une série de courts articles de 30 secondes chacun. Le nouveau-né de cette collection est La littérature québécoise en 30 secondes, de Michel Laurin. Tout y est, des premiers textes historiques aux récits féministes, en passant par les contes, légendes, poèmes, romans, pièces de théâtre, essais et même la chanson.

Ce livre présente les moments forts et les figures marquantes de l’histoire littéraire québécoise. Cette dernière débute avec les premiers récits des missionnaires avides de découvertes. Elle continue avec les Canadiens français qui cultivent l’art du conte, de la chanson et des légendes pour conserver leur identité. Elle se révèle dans les journaux où les discours, poèmes et essais évoquent la soif de liberté des Canadiens français. Il faudra attendre 1940 pour que les voix de la modernité s’élèvent et que romanciers, dramaturges et poètes donnent la pleine mesure de l’identité québécoise.

Michel Laurin propose 62 articles qui incluent chacun un résumé de 300 mots (30 secondes), un condensé en 3 secondes et un sujet de réflexion. Pour les contes, son condensé se lit comme suit : « Afin d’éviter qu’ils ne sombrent dans l’oubli, les écrivains donnent une forme écrite aux légendes et aux contes de la tradition orale. »

Il inclut le profil de huit écrivains qui ont marqué le territoire littéraire au fil des siècles : Marie de l’Incarnation, Arthur Buies, Émile Nelligan, Anne Hébert, Jacques Ferron, Marie-Claire Blais, Jacques Poulin et Fanny Laferrière.

Il y a même un article sur « La francophonie canadienne », où l’auteur signale la contribution d’auteurs comme Gabrielle Roy (Manitoba), Antonine Maillet (Nouveau-Brunswick), Patrice Desbiens et Jean Marc Dalpé (Ontario). On note que Toronto, Ottawa et Sudbury disposent de théâtres, de maisons d’édition et d’une revue culturelle (Liaison).

Lord Durham a déjà écrit que les Canadiens français étaient un peuple « sans histoire et sans littérature ». L’histoire a prouvé le contraire. Le rayonnement des écrits québécois dépasse les frontières provinciales, comme en font foi les pièces de Michel Tremblay traduites et jouées de par le monde ou la présence des auteurs québécois dans les foires du livres à Paris, Bruxelles, Genève et Francfort.

Michel Laurin, La littérature québécoise en 30 secondes, Montréal, Éditions Hurtubise, 2017, 160 pages, 22,95 $.

Des gouttes de bonheur littéraire

Paul-François Sylvestre

Le bonheur a-t-il un goût, une couleur, une odeur? Voilà la question à laquelle Didier Leclair tente de répondre dans le roman Le bonheur est un parfum sans nom. Le personnage principal, et narrateur, est un romancier qui fait partie d’un quintette de jazz. L’histoire que raconte Leclair est parfumée de cette musique.

Le nom du narrateur n’est jamais mentionné. On sait qu’il a 50 ans, vit à Toronto, est séparé de sa femme et a deux enfants, un garçon et une fille. C’est un homme noir élégant portant un chapeau en feutre (comme Didier Leclair).

Les noms de plusieurs jazzmen, eux, sont mentionnés. Je ne m’y connais pas en musique, en jazz surtout, mais j’ai déjà entendu parler de Miles Davis, Duke Ellington ou Dave Brubek, vaguement. Les noms suivants me sont cependant complètement inconnus: Ben Webster, John Coltrane, Ornette Coleman, Eric Dolphy et Kenny Clarke qui étayent le récit.

L’auteur m’a rappelé que le jazz est né d’un peuple réduit à l’esclavage et que, «même dans l’adversité, il peut naître une rose». Pour Leclair, le musicien de jazz ressemble à un écrivain «puisqu’il est l’ami du temps, l’ami du rythme qui transporte vers un ailleurs».

Le narrateur-protagoniste est un écrivain qui n’a pas écrit une ligne depuis quatre ans. Son éditeur lui propose un ouvrage sur les Grands Lacs d’Afrique, puis un Guinéen lui demande d’écrire sa biographie. Le narrateur préfère écrire un roman, celui que nous lisons.

Le texte est parsemé de réflexions sur l’écriture. Leclair souligne, par exemple, que l’écrivain «renaît à chaque fois qu’il trouve un lecteur». Il note que Jorge Luis Borges croyait à la réincarnation des écrivains en livre, puis il se compare à un personnage du romancier Julian Barnes; il souligne aussi que, pour Romain Gary, «la réalité n’est pas une inspiration pour la littérature», c’est le contraire.

Selon l’auteur, écrire un livre «est à la fois un cri à l’aide et un bras d’honneur envers tous ceux qui prétendent comprendre son angoisse». Plus loin, il précise: «Je veux disparaître entre les pages de mon manuscrit. Devenir un point d’interrogation, quelque chose qui a la gueule ouverte et réclame une réponse, n’importe quelle réponse à la raison d’être.»

Le style de Didier Leclair est toujours finement ciselé. Son personnage tombe amoureux d’une dame mystérieuse à laquelle il donne le nom de Miss Perfumado. L’auteur écrit alors: «Tu as tatoué ton image sur la rétine de mes yeux et je rentre chez moi pour revoir le film de ton passage, au ralenti.» On imagine les accents de jazz qui ponctuent ce film.

Ce roman permet à Leclair de réfléchir sur des sujets comme l’identité et les minorités visibles. Il souligne comment, avec le temps, une personne perd son statut d’Africain d’Afrique. Il commence d’abord «à rêver au continent noir comme un touriste qui souhaite jouir du soleil», puis après dix ans, il devient un Africain du Canada. «Vingt hivers et plus, c’est fini. On a pratiquement tout oublié. On devient Canadien d’Afrique…»

Le poète, essayiste et philosophe américain Ralph Waldo Emerson a écrit que «le bonheur est un parfum que l’on ne peut répandre sur autrui sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi-même». Ce sont des gouttes de bonheur littéraire que Leclair fait rejaillir sur son lectorat, tout en lui rappelant que «l’amour est un apprentissage et chaque erreur nous renvoie à la case départ».

Didier Leclair, Le bonheur est un parfum sans nom, roman, Ottawa, Éditions David, coll. Indociles, 2017, 254 pages, 21,95 $.

EcoAmbassadeurs du Monde : Ouvre une voie royale aux minorités visibles francophones de l’Ontario

Le programme avait été officiellement lancé le 09 mai dernier. « Ce projet renforcera le dynamisme de nos communautés diversifiées ici à Trinity-Spadina en faisant preuve d’inclusion parmi nos minorités visibles francophones, a déclaré Han Dong, député provincial de Trinity – Spadina.  C’est une excellente nouvelle pour EcoAmbassadeurs et pour l’Ontario. »

L’organisme Ecoambassadeurs du Monde a pour mission de de former les leaders de demain à la préservation de l’environnement et au rayonnement d’une société canadienne inclusive et multiculturelle. L’organisme avait donc reçu une subvention à hauteur de 74 000 $, octroyée par la Fondation Trillium de l’Ontario. En effet partant du constant de la sous représentativité des minorités visibles dans les instances décisionnelles, l’objectif du programme Gouvernance inclusive fut dans un premier temps de sélectionner sur dossier 25 candidats plus compétents les uns que les autres afin de les armer d’outils leur permettant d’être élu dans des conseils d’administrations d’organismes sans but lucratifs, les commissions et les comités d’agences provinciales ou municipales. Ce processus encourage une plus grande représentativité dans diverses institutions de la province afin que celle-ci soit à l’image du melting-pot de la société canadienne. Puis dans un second temps de faire appel à des personnalités incontournables de la francophonie ontarienne pour transmettre leurs connaissances et animer les différents modules de formations.

 

(Photo de groupe après l’atelier sur « Droits et devoirs des Franco-Ontariens ». Formateur : Daniel Cayen, ancien Sous-ministre adjoint dans la fonction publique de l’Ontario)

 

Ainsi pendant près de cinq mois de formation, les 25 participants ont pu suivre six modules, reposant sur des thématiques abordant le contexte franco-ontarien notamment la loi sur les services en français ; ou encore sur les droits, les devoirs d’un administrateur tout en passant par la manière de faire le réseautage.

 

Les participants de la cohorte 2017, ne tarissent pas d’éloge sur le dispositif du programme de la plus-value ajouter à leur parcours.

Ainsi pour Constant. Z. Ouapo « Cette formation cadre parfaitement avec ma vision à long terme: Atteindre un haut niveau de leadership pour mieux servir ma communauté. »

Marine Rigal « Je dirais que la formation en gouvernance inclusive m’a été bénéfique en ce sens qu’elle m’a permis d’être accepté comme membre de deux conseils d’administration. »

Faouzi Metouilli « Le programme m’a permis d’acquérir des compétences complémentaires, de renforcer mon savoir, de mieux éclaircir certains points qui étaient ambigus et aussi de me mettre à jour sur les lois régissant la relation entre les organismes communautaires et le gouvernement que ce soit le provincial ou le fédéral. »

Emerance Iragy Mubalama « Suivre la formation m’a permis d’ajouter un plus dans ma vie, dans le cadre professionnel. »

VOYONS DONC, LE NOUVEL ARRIVANT N’EST PAS SI NOUVEAU QUE ÇA

Le gouvernement ontarien, par la voix de sa ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, s’est engagée en novembre dernier à réformer la Loi sur les services en français (Loi 8). C’est sûrement en se basant sur le rapport du Commissaire aux services en français, François Boileau, que le gouvernement ontarien a compris qu’il faut réviser cette loi.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) est du même avis. Elle a mis un sondage sur « la modernisation » de la loi sur les services en français en ligne. Vous pouvez aller donner votre opinion sur le bien-fondé de cette réforme jusqu’en septembre de cette année.

Soyons maintenant plus précis en expliquant les raisons de ce besoin de réforme. La population francophone en Ontario dite de « souche » est vieillissante et elle s’amenuise. Par ailleurs, d’après les données du Ministère des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario, l’immigration francophone est au plus bas depuis 15 ans dans la province. En 2010, ils étaient plus de 3500 à s’être installés en Ontario, en 2015, ils furent à peine 2061. D’ailleurs, l’AFO, dans son livre blanc sur l’immigration francophone, réclame entre autres que 5 % du total d’immigrants en Ontario soient francophones.

C’est dans ce contexte qu’il faut voir le besoin d’une refonte de la Loi 8. Ne vous faîtes pas avoir par les propos de certains qui proposent la réforme parce que « le visage de la francophonie a évolué. Une diversité culturelle s’est composée. » Soyons franc, il y a péril en la demeure, le feu est à la porte. Si le Commissaire François Boileau, le président de l’AFO Carol Jolin ou même la ministre Marie-France Lalonde sont d’accord (en principe) pour une refonte de la Loi 8, c’est parce qu’elle aurait dû avoir lieu il y a au moins dix ans.

En effet, le visage de la francophonie a évolué depuis longtemps et la présence des minorités visibles francophones n’est pas nouvelle. Il suffit d’aller dans nos écoles pour le constater. Ces enfants aux origines diverses ont des parents qui sont en Ontario depuis des décennies. L’idée du
« nouvel arrivant » comme la raison d’une loi à rajeunir est erronée et à certains égards, de mauvaise foi. Cette refonte de la Loi 8 est en retard. Quelqu’un a dormi « sur la switch ». Il n’y a pas de héros.

Ce que propose le rapport du Commissaire au service en français n’est donc pas avant-gardiste. Bien au contraire. Par exemple, la recommandation qu’on élargisse la définition des francophones de l’Ontario au sein de la Loi 8. On les définirait ainsi : « les personnes pour lesquelles la langue maternelle est le français, de même que les personnes pour lesquelles la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui utilisent le français à la maison. »

Le gouvernement ontarien a déjà adopté cette définition inclusive de francophone (DIF) en 2009. Le problème est que les ministères et les organismes gouvernementaux n’utilisent pas la DIF de façon uniforme. Insérer cette notion dans la Loi 8 ne garantit pas que les francophones de l’Ontario seront mieux desservis. C’est bien de le réclamer, ce n’est toutefois pas révolutionnaire, encore moins péremptoire.

C’est comme une autre recommandation phare de ce rapport. Mettre fin aux 26 régions désignées qui reçoivent des services en français et proposer la désignation de tout l’Ontario sous la Loi sur les services en français modifiée. Si nous n’avons que 26 régions désignées, c’est parce qu’il y a un lobby anti-francophone qui refuse davantage de services. Comment ce gouvernement pourra-t-il convaincre les élus provinciaux d’accepter une telle réforme ? Certains d’entre eux nourrissent la même phobie des francophones que les élus locaux. Doit-on rappeler qu’on n’arrive même pas à avoir une capitale nationale bilingue ?

En tant que francophone issue des minorités visibles, le livre blanc sur l’immigration francophone de l’AFO et les recommandations du Commissaire Boileau sur la refonte de la Loi 8 montrent de bonnes intentions, rien de plus. Cette urgence pour reconnaître l’apport des minorités francophones a un parfum de désespoir.

Unir les forces des Franco-Ontariens pour lutter contre l’assimilation et améliorer les services en français sont des luttes nobles et il n’est pas question ici de nier les efforts de l’AFO ou du Commissariat. Mais personne ne devrait annoncer que « le visage » des Franco-Ontariens a évolué. On a attendu ni l’AFO, ni le Commissaire aux services en français pour prendre notre place. La vraie question est de savoir si ces figures officielles de la francophonie ontarienne vont finalement courir au même rythme que nous.

Didier Leclair, écrivain

 

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Enregistré comme organisme à but non lucratif en 1997 CANORA s’est donné comme mandat:

 

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  2. Nous établissons des priorités et objectifs tous les trois ans que l’équipe de gestion actualise dans le milieux et la population cible désignés. Priorités identifiées par une consultation des membres à la rencontre annuelle décembre 2002.

CANORAA Inc. a pour mandat de répondre aux besoins des canadiens et canadiennes d’origine africaine, antillaise et asiatique dans la grande région de Toronto à travers:

  1.    La revendication de leur droit
  2.    La création d’un cadre favorisant leur épanouissement dans les domaines artistiques, culturels, et sportifs
  3.    La consolidation de la transmission de leur patrimoine francophone aux générations futures
  4.    La sensibilisation sur l’importance de leur participation et leur collaboration dans l’expansion de la francophonie plurielle de l’Ontario en particulier et du Canada en général.
  5.    La promotion de l’acceptation et le respect de leur personne et de leur culture dans l’espace multiculturelle de l’Ontario

 Promotion de la langue et de la culture française dans le sud-ouest de l’Ontario

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