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EcoAmbassadeurs du Monde : Ouvre une voie royale aux minorités visibles francophones de l’Ontario

Le programme avait été officiellement lancé le 09 mai dernier. « Ce projet renforcera le dynamisme de nos communautés diversifiées ici à Trinity-Spadina en faisant preuve d’inclusion parmi nos minorités visibles francophones, a déclaré Han Dong, député provincial de Trinity – Spadina.  C’est une excellente nouvelle pour EcoAmbassadeurs et pour l’Ontario. »

L’organisme Ecoambassadeurs du Monde a pour mission de de former les leaders de demain à la préservation de l’environnement et au rayonnement d’une société canadienne inclusive et multiculturelle. L’organisme avait donc reçu une subvention à hauteur de 74 000 $, octroyée par la Fondation Trillium de l’Ontario. En effet partant du constant de la sous représentativité des minorités visibles dans les instances décisionnelles, l’objectif du programme Gouvernance inclusive fut dans un premier temps de sélectionner sur dossier 25 candidats plus compétents les uns que les autres afin de les armer d’outils leur permettant d’être élu dans des conseils d’administrations d’organismes sans but lucratifs, les commissions et les comités d’agences provinciales ou municipales. Ce processus encourage une plus grande représentativité dans diverses institutions de la province afin que celle-ci soit à l’image du melting-pot de la société canadienne. Puis dans un second temps de faire appel à des personnalités incontournables de la francophonie ontarienne pour transmettre leurs connaissances et animer les différents modules de formations.

 

(Photo de groupe après l’atelier sur « Droits et devoirs des Franco-Ontariens ». Formateur : Daniel Cayen, ancien Sous-ministre adjoint dans la fonction publique de l’Ontario)

 

Ainsi pendant près de cinq mois de formation, les 25 participants ont pu suivre six modules, reposant sur des thématiques abordant le contexte franco-ontarien notamment la loi sur les services en français ; ou encore sur les droits, les devoirs d’un administrateur tout en passant par la manière de faire le réseautage.

 

Les participants de la cohorte 2017, ne tarissent pas d’éloge sur le dispositif du programme de la plus-value ajouter à leur parcours.

Ainsi pour Constant. Z. Ouapo « Cette formation cadre parfaitement avec ma vision à long terme: Atteindre un haut niveau de leadership pour mieux servir ma communauté. »

Marine Rigal « Je dirais que la formation en gouvernance inclusive m’a été bénéfique en ce sens qu’elle m’a permis d’être accepté comme membre de deux conseils d’administration. »

Faouzi Metouilli « Le programme m’a permis d’acquérir des compétences complémentaires, de renforcer mon savoir, de mieux éclaircir certains points qui étaient ambigus et aussi de me mettre à jour sur les lois régissant la relation entre les organismes communautaires et le gouvernement que ce soit le provincial ou le fédéral. »

Emerance Iragy Mubalama « Suivre la formation m’a permis d’ajouter un plus dans ma vie, dans le cadre professionnel. »

VOYONS DONC, LE NOUVEL ARRIVANT N’EST PAS SI NOUVEAU QUE ÇA

Le gouvernement ontarien, par la voix de sa ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, s’est engagée en novembre dernier à réformer la Loi sur les services en français (Loi 8). C’est sûrement en se basant sur le rapport du Commissaire aux services en français, François Boileau, que le gouvernement ontarien a compris qu’il faut réviser cette loi.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) est du même avis. Elle a mis un sondage sur « la modernisation » de la loi sur les services en français en ligne. Vous pouvez aller donner votre opinion sur le bien-fondé de cette réforme jusqu’en septembre de cette année.

Soyons maintenant plus précis en expliquant les raisons de ce besoin de réforme. La population francophone en Ontario dite de « souche » est vieillissante et elle s’amenuise. Par ailleurs, d’après les données du Ministère des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario, l’immigration francophone est au plus bas depuis 15 ans dans la province. En 2010, ils étaient plus de 3500 à s’être installés en Ontario, en 2015, ils furent à peine 2061. D’ailleurs, l’AFO, dans son livre blanc sur l’immigration francophone, réclame entre autres que 5 % du total d’immigrants en Ontario soient francophones.

C’est dans ce contexte qu’il faut voir le besoin d’une refonte de la Loi 8. Ne vous faîtes pas avoir par les propos de certains qui proposent la réforme parce que « le visage de la francophonie a évolué. Une diversité culturelle s’est composée. » Soyons franc, il y a péril en la demeure, le feu est à la porte. Si le Commissaire François Boileau, le président de l’AFO Carol Jolin ou même la ministre Marie-France Lalonde sont d’accord (en principe) pour une refonte de la Loi 8, c’est parce qu’elle aurait dû avoir lieu il y a au moins dix ans.

En effet, le visage de la francophonie a évolué depuis longtemps et la présence des minorités visibles francophones n’est pas nouvelle. Il suffit d’aller dans nos écoles pour le constater. Ces enfants aux origines diverses ont des parents qui sont en Ontario depuis des décennies. L’idée du
« nouvel arrivant » comme la raison d’une loi à rajeunir est erronée et à certains égards, de mauvaise foi. Cette refonte de la Loi 8 est en retard. Quelqu’un a dormi « sur la switch ». Il n’y a pas de héros.

Ce que propose le rapport du Commissaire au service en français n’est donc pas avant-gardiste. Bien au contraire. Par exemple, la recommandation qu’on élargisse la définition des francophones de l’Ontario au sein de la Loi 8. On les définirait ainsi : « les personnes pour lesquelles la langue maternelle est le français, de même que les personnes pour lesquelles la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui utilisent le français à la maison. »

Le gouvernement ontarien a déjà adopté cette définition inclusive de francophone (DIF) en 2009. Le problème est que les ministères et les organismes gouvernementaux n’utilisent pas la DIF de façon uniforme. Insérer cette notion dans la Loi 8 ne garantit pas que les francophones de l’Ontario seront mieux desservis. C’est bien de le réclamer, ce n’est toutefois pas révolutionnaire, encore moins péremptoire.

C’est comme une autre recommandation phare de ce rapport. Mettre fin aux 26 régions désignées qui reçoivent des services en français et proposer la désignation de tout l’Ontario sous la Loi sur les services en français modifiée. Si nous n’avons que 26 régions désignées, c’est parce qu’il y a un lobby anti-francophone qui refuse davantage de services. Comment ce gouvernement pourra-t-il convaincre les élus provinciaux d’accepter une telle réforme ? Certains d’entre eux nourrissent la même phobie des francophones que les élus locaux. Doit-on rappeler qu’on n’arrive même pas à avoir une capitale nationale bilingue ?

En tant que francophone issue des minorités visibles, le livre blanc sur l’immigration francophone de l’AFO et les recommandations du Commissaire Boileau sur la refonte de la Loi 8 montrent de bonnes intentions, rien de plus. Cette urgence pour reconnaître l’apport des minorités francophones a un parfum de désespoir.

Unir les forces des Franco-Ontariens pour lutter contre l’assimilation et améliorer les services en français sont des luttes nobles et il n’est pas question ici de nier les efforts de l’AFO ou du Commissariat. Mais personne ne devrait annoncer que « le visage » des Franco-Ontariens a évolué. On a attendu ni l’AFO, ni le Commissaire aux services en français pour prendre notre place. La vraie question est de savoir si ces figures officielles de la francophonie ontarienne vont finalement courir au même rythme que nous.

Didier Leclair, écrivain

 

Bienvenue a Canoraa!

CANORAAA a été mis sur pied en 1995 pour desservir les Canadiens et Canadiennes d’origine africaine, antillaise et asiatique du Canada.

Enregistré comme organisme à but non lucratif en 1997 CANORA s’est donné comme mandat:

 

  1. D’offrir des services aux Canadiens et Canadiennes d’origine africaine, antillaise et asiatique de l’Ontario et du Canada dans tous les secteurs d’activités qui ont une influence positive ou négative sur leur cheminement.
  2. Nous établissons des priorités et objectifs tous les trois ans que l’équipe de gestion actualise dans le milieux et la population cible désignés. Priorités identifiées par une consultation des membres à la rencontre annuelle décembre 2002.

CANORAA Inc. a pour mandat de répondre aux besoins des canadiens et canadiennes d’origine africaine, antillaise et asiatique dans la grande région de Toronto à travers:

  1.    La revendication de leur droit
  2.    La création d’un cadre favorisant leur épanouissement dans les domaines artistiques, culturels, et sportifs
  3.    La consolidation de la transmission de leur patrimoine francophone aux générations futures
  4.    La sensibilisation sur l’importance de leur participation et leur collaboration dans l’expansion de la francophonie plurielle de l’Ontario en particulier et du Canada en général.
  5.    La promotion de l’acceptation et le respect de leur personne et de leur culture dans l’espace multiculturelle de l’Ontario

 Promotion de la langue et de la culture française dans le sud-ouest de l’Ontario

Freiner l’assimilation des Ontariens et Ontariennes d’origine africaine, antillaise et asiatique dans la communauté anglophone par la promotion de la fierté francophone.

 

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Information, sensibilisation et communication

Publication du journal intitulé CANORA aux 2 mois. Solliciter des articles dans la communauté et les publier pour faire connaître notre clientèle. Informer notre clientèle par les médiasaudio-vidéo et électroniques.

 

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Développement artistique

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Programme expérience canadienne

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