Paul-François Sylvestre

Il y a toujours une première fois, un premier voyage en train, un premier aveu ou un premier chagrin. C’est toute une variété de premières fois que révèlent les Éditions David dans le quatrième tome de Pour se raconter qui réunit quarante textes de tous les coins de l’Ontario.

Parmi les récits retenus, huit sont signés par des auteurs qui publient pour les troisième fois dans le cadre du concours « Pour se raconter ». Sept des quarante textes proviennent du Grand Toronto, soit 17,5%., dont Nathalie Georges, Corina Vasilescu et Michèle Villegas-Kerlinger qui publient pour la troisième fois. Michèle Villegas-Kerlinger raconte son premier travail d’été, la première occasion où elle avait « brisé sa coquille ».

Cette année, faute de fonds, on n’a pas offert des ateliers d’écriture dans diverses régions de la province pour encourager les intéressés à bien développer le thème de « la première fois ». Cela explique peut-être pourquoi certains récits semblent hors thème et que d’autres manquent de rythme ou de concision.

Voici quelques exemples de premières fois bien racontées : Micheline Babinski (Ottawa) nous rappelle le jour de sa première communion, Suzanne Turcotte (L’Orignal) décrit comment des « sans oreilles » (sourds) montent sur scène pour la première fois et Nathalie Georges (France/Toronto) passe en revue tous les premiers gestes d’intégration qu’elle a dû poser pour élire domicile dans le Ville Reine.

Je signe moi-même un texte dans ce recueil. Il s’intitule « L’escorte » et demeure entièrement autobiographique. On y découvre comment « j’avais fait la cour une première fois et j’allais me retrouver en cour criminelle… »

Pour se raconter 4 – La première fois offre toutes sortes d’ambiances, légère ou intense, gaie ou triste, et illustre bien comment une petite ou une grande expérience peut rester gravée dans notre mémoire pour le reste de la vie.

Collectif, Pour se raconter 4 – La première fois, récits, Ottawa, Éditions David, 2017, 258 pages, 15 $.